Expulsée de Suisse alors qu’elle y ait née

 

Au courant de la semaine dernière, le tribunal du canton de Zurich a prononcé une peine très lourde envers une jeune femme de 21 ans née sur le sol helvétique. Cette dernière sera expédiée vers son pays d’origine, un pays dans lequel elle n’a encore jamais mis les pieds. Un soutien de la part d’une assurance protection juridique privée aurait pu changer la donne.  

Une lourde peine, pour une situation assez particulière

 

Une jeune femme de 21 ans a reçu une peine des plus sévères le 5 octobre dernier devant le tribunal du canton de Zurich. La prévenue avait déjà été condamnée à 9 ans de prison ferme pour 2 tentatives de meurtre. Les juges ont donc décidé de l’expulser de la Suisse pour une dizaine d’années. Une peine qui a été qualifiée de « lourde » par le Tages-Anzeiger, en considérant le fait que la jeune femme est née et a grandi en Suisse tout le long de sa vie. Les juges auraient pu considérer le fait que cette dernière n’avait jamais quitté le pays pour un autre, une situation assez particulière pour ce genre de cas. Mais au final, les hommes de loi du tribunal de Zurich auront estimé que les intérêts de la Suisse devaient passer avant ceux de l’accusée. Ils ont souligné lors du procès que la jeune femme pouvait constituer une menace et serait apte à commettre d’autres délits encore plus graves.

 

 

Une biographie assez troublante

 

Le procès concernant le premier crime commis par l’accusée s’était déroulé à huis clos, car elle était encore mineure à l’époque. Le tribunal de Zurich avait diffusé dans un communiqué de presse, une brève biographie de la jeune femme. Cette dernière est née en 1999, et a grandi dans une famille à problèmes, qualifiée de violente. Par conséquent, les spécialistes ont pu détecter de nombreux troubles psychiques chez cette gamine qui allait encore à l’école. Au final, la jeune femme n’a obtenu aucun diplôme et n’a bénéficié d’aucune formation quelconque. Elle passait d’une institution à une autre tout en suivant des traitements thérapeutiques. Les experts ont conclu lors des derniers tests effectués à ce jour que leur patient souffrait d’un trouble dissociatif de l’identité avec un soupçon de schizophrénie.

 

Son premier délit concernait une tentative de meurtre, en mars 2017. Elle a été condamnée une première fois face à cette première violation de la loi. Elle a été internée à l’âge de 17 ans, dans une clinique psychiatrique universitaire, à Bâle. Son second délit, une seconde tentative de meurtre par étranglement. Elle a étranglé un patient à l’âge de 12 ans avec une écharpe. Fort heureusement pour le jeune garçon victime de cette folie, les membres du personnel ont pu intervenir à temps et éviter le pire. Le troisième et dernier incident qui fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase a eu lieu en janvier 2018. La jeune femme, désormais majeure, a attaqué un autre patient du centre psychiatrique de Rheinau. Elle l’a étranglé de toutes ses forces avec l’intention de le tuer. Mais une fois encore, les membres du personnel sont arrivés à temps pour éviter le drame. L’accumulation de ces faits a fini par lui couter son droit de résidence en Suisse.  

 

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