Retraites populaires les manifestants auront droit à un deuxième procès

Retraites populaires : les manifestants auront droit à un deuxième procès

Les manifestants auront droit à un deuxième procès

Une cinquantaine de jeunes ont pénétré dans le siège des Retraites populaires, pour réclamer la fin du financement des énergies polluantes. Au bout de deux heures environ et une discussion informelle avec Philippe Doffrey, le directeur général de l’établissement, la police avait exigé l’évacuation des lieux. La plupart des manifestants ont suivi cette instruction, hormis une quinzaine d’entre eux. Après plus d’un an, 14 militants, notamment les leaders ont été condamnés avec sursis à 20 jours à 30 fr. En outre, ils ont dû payer respectivement une amende à 200fr majorée par une amende de 450fr de frais de justice.

Ils ont été jugés coupables d’« avoir entravé l’accomplissement d’un acte officiel » et d’avoir mis en place une manifestation sans autorisation. Une condamnation à 6 demi-jours d’intérêt général a été apposée à Zakaria Dridi par le Tribunal des mineurs.

Retraites populaires les manifestants auront droit à un deuxième procès

La perspective d’une jurisprudence

Leur avocate Me Irène Wettstein soulève le fait que Retraites populaires avait résolu à ne pas porter plainte. Par ailleurs, d’autres activistes qui détenaient une succursale de Crédit Suisse avaient été disculpés en première instance à Renens en janvier.

« On aurait pu espérer que le Ministère public soit en attente de ce verdict, notamment une jurisprudence cantonale pour valider ou non la condamnation de ces jeunes, a-t-elle indiqué durant la conférence de presse mardi. Cela aurait été logique vu que l’affaire est similaire. Il y a une contradiction entre les deux verdicts. »

Les manifestants ont souligné que leur démarche avait enclenché le début du dialogue au niveau des Retraites populaires. Six mois après les évènements, l’institution avait proclamé l’exclusion des investissements dans le charbon. Elle a également consenti à une rencontre sollicitée avec le groupe Divest. « Cela démontre que l’action a été fructueuse », jubile un proclimat.

Les enjeux de leur mobile

Parmi les 14 condamnés, 13 ont fait appel hormis le dernier qui avait des soucis financiers. Le but étant de susciter le débat public durant le procès Crédit Suisse à Renens et de contester la « criminalisation de l’activisme climatique ».

D’après leurs avocats, ils agissent pour une cause correcte et dans un but désintéressé. Par ailleurs, le Code pénal impose à la justice l’abandon d’une poursuite dans le cas où « son délit et les effets de son acte ne sont pas graves ». Selon Me Wettstein, c’est exactement le cas, car la manifestation était sans violence et sans dégâts matériels.

Concernant l’affaire des faux tennisman de Credit Suisse, le juge a admis la violation de domicile accomplie par les manifestants. Toutefois, il a pris en compte les raisons qui les avaient incités à le faire.

Le procureur général du canton de Vaud Eric Cottier a fait appel, supputant que le jugement admettait une « réponse étonnante » à une question juridique de principe. Le dossier sera rouvert le 22 septembre au Tribunal cantonal, préalablement le jugement de Zakaria Dridi le 28 septembre.

 

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