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La situation des PME ne va pas s’améliorer rapidement

Dans une impasse, la situation des PME ne va pas s’améliorer d’aussitôt

Les entreprises et les experts interviewés appréhendent que la crise s’éternise. Dès lors, ils ne pensent pas que la situation puisse revenir à la normale d’ici 2021. Les petites et moyennes entreprises (PME) suisses s’attendent à une baisse de leur chiffre d’affaires au premier semestre à cause de la pandémie de coronavirus. Selon les prévisions des experts, la situation ne va pas s’améliorer avant l’année prochaine.

Approximativement 65 % des entreprises interrogées prévoient une chute de leurs exportations entre janvier et fin juin, selon un sondage édité jeudi par Switzerland Global Enterprise (S-GE) et Credit Suisse. Préalablement la crise de coronavirus, plus précisément en décembre dernier, 53 % des PME interviewées prévoyait une hausse des exportations au premier semestre.

Toutefois, pour le second semestre de 2020, les prévisions ne seront plus aussi fructueuses. En effet, 39 % des patrons espèrent une relance des ventes à l’étranger tandis que 38 % redoutent à nouveau une baisse. Quant au 23 %, ils anticipent une stagnation. En gros, 81 % des interviewés ont affirmé que la crise du Covid-19 ont eu des effets néfastes sur les activités.

Par rapport à la situation actuelle, les patrons sont défaitistes. Effectivement, ils ont pris conscience du fait que cette année sera difficile. Selon une enquête réalisée dans le canton de Vaud, 4 PME sur 10 étaient plutôt optimistes pour une relance après la crise, entre autres dans les secteurs de la construction, de l’immobilier et du commerce de détail. A l’inverse, les acteurs de l’hébergement et de la restauration sont assez réticents.

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Aucune série de faillites

Les PME sont confrontées à de nombreuses difficultés, dont principalement, la chute de la demande (71 %), la baisse du chiffre d’affaires (60 %) ou encore les ambiguïtés concernant la durée de la crise et les dispositions de protection, notamment les restrictions de voyage et les fermetures de frontières (47 %).

Dans l’immédiat, les dispositions validées par le Conseil fédéral ont permis de limiter les impacts de la crise. L’examen des registres du commerce, diffusé il y a deux semaines dans la NZZ n’a pas arboré une série de faillites. Les poursuites ont été arrêtées jusqu’au 19 avril. Par la suite, le nombre de faillites est monté en flèche, avant de se stabiliser un peu au mois de mai.

Réticence en permanence

Les directeurs financiers en Suisse sont réticents quant à la reprise de l’activité économique après la crise. Face à ces perspectives assez sombres, les entreprises doivent mieux se préparer, avise Alessandro Miolo. D’après ce spécialiste de l’audit et de l’assurance, « des dispositions à court terme ne garantissent en aucun cas une réussite à long terme ». Les entreprises devront faire attention aux coûts et miser sur le « mode croissance » après avoir surmonté les terreurs provoquées par la crise de coronavirus.

 

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