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Départ de Tidjane Thiam de la direction de Crédit Suisse

Départ de Tidjane Thiam de la direction de Crédit Suisse

Après cinq ans au service de Crédit Suisse, Tidjane Thiam décide de quitter son poste de directeur général auprès du groupe bancaire. L’affaire des filatures en est certainement la principale cause.

C’est en effet depuis l’année 2015 que ce poste est occupé par Thiam, et ce dans le cadre d’un redressement de la banque qui connaissait à cette époque des problèmes de croissance et de productivité. La prise de fonction de ce nouveau directeur général, de nationalité franco-ivoirienne, aura ainsi porté ses fruits, car il a été pour beaucoup dans le développement de la banque transparaissant à travers une amélioration significative de son rendement. Il est donc incontestable que la stabilité de Crédit Suisse au cours des dernières années lui en est en partie due. Ses années d’expérience au sein de Prudential, la compagnie d’assurance britannique y aura forcément contribué tout en expliquant le choix qui s’est sur lui porté. Toutefois, les révélations récentes et plus précisément celles d’il y a quelques mois auront eu des impacts importants sur l’image de la banque et de son dirigeant.

Un départ malgré les soutiens et la défense de son innocence

Le doute et la méfiance ne pouvaient que s’instaurer après que les investigations illicites menées à l’encontre de la personne même d’Iqbal Khan furent rendues publiques. Les faits étant avérés, la responsabilité des dirigeants de la banque et notamment de son directeur ne pouvait pas être écartée. Même si celui-ci a déjà eu l’occasion de manifester son opinion parallèlement à l’affirmation qu’il n’était en aucun cas impliqué de près ou de loin dans ces agissements, lui qui soutient n’en avoir jamais eu connaissance, toute la médiatisation et la pression qui a résulté du scandale l’auront totalement dépassé.

Tidjane Thiam décide de quitter son poste de directeur général

Ainsi, bien qu’il ait lui-même partagé son regret quant à la survenance des événements à l’origine de ces troubles et qui nuisent incontestablement à Crédit Suisse, cela n’aura pas suffi à calmer l’effervescence qu’a suscitée l’affaire. Aussi, ni la défense dont il a fait l’objet de la part du président Urs Rohner, qui a profité de l’occasion pour rappeler ce qu’il a fait pour le groupe, ni l’influence de David Héro, à la fois associé et vice-président de la firme américaine, n’auront permis de maintenir en place le directeur Tidjane Thiam. D’ailleurs, certains actionnaires à l’instar de Harris Associates, titulaire de 8,42 % de part d’actions au sein de Crédit Suisse lui avait également apporté son soutien. C’est également le cas de Silchester International Investors, qui possède 3,3 % de la banque zurichoise.

Les remaniements s’imposent au sein du groupe

Au final, si le président Urs Rohner conserve ses fonctions jusqu’à l’échéance de son mandat prévu pour l’année 2021 et plus précisément au début du deuxième trimestre, au mois d’avril, certains changements occasionnés par la démission de Tidjane Thiam se sont imposés. Ainsi, le directeur franco-ivoirien, qui quittera officiellement son poste le 14 février, a déjà trouvé successeur en la personne de Thomas Gottstein qui était jusqu’à présent à la tête de la filiale helvétique depuis 2016. Quant à ce dernier, il sera remplacé par André Helfenstein, anciennement chargé de la clientèle institutionnelle, d’après le communiqué de vendredi.



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