assurance

Concubins et indépendants ces oubliés de la prévoyance !

 

Notre société est en perpétuelle mutation. Chaque année, les compagnies d’assurance vie doivent faire face à de nouvelles situations pour mieux assurer ses adhérents. Jusqu’à maintenant, on constate encore un déficit avec ce système de prévoyance, car les travailleurs à temps partiel et ceux qui ont un parcours non traditionnel sont pénalisés. On parle alors de « voyance » comme le démontre un orateur du Forum prévoyance.

Un système de prévoyance inadéquat à la réalité

« C’est de la pré-“voyance”. La prévoyance est en fait une boule de cristal. Les spécialistes, les actuaires, sont des théologiens dans la mesure où ils nous demandent de croire ce qu’ils disent », affirme le fondateur de la société de conseil en ressources humaines chez Provoc-Actions, Maxime Morand, durant la dernière conférence du Forum Prévoyance organisée en ligne les 3, 10 et 10 septembre dernier.

En effet, la prévoyance se trouve au cœur de l’actualité et au centre des préoccupations de la vie des résidents suisses. Les citoyens, notamment les jeunes, convergent à cette idée. Le système de prévoyance ne couvre pas de la même façon chaque personne au sein de la société. Cette dernière est en pleine mutation surtout après les événements de la crise sanitaire covid-19.

Actuellement, une personne assurée n’est plus la même qu’en 1985. Selon Catherine Pietrini, vice-présidente de la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle, un assuré change de statut et même de vie au cours de sa vie active : se marie, se sépare, a des enfants et une retraite anticipée. Graziano Lusenti, fondateur de Lusenti Partners, qualifie même le système de « sclérosé » en raison des différentes contraintes.

 

Différentes situations et différents cas

Selon la situation sociale et économique d’une personne, les rentes diffèrent, mais aussi les pièges de prévoyance. Marlène Rast, membre de la direction du Groupe Mutuel, discutait avec deux jeunes mamans en concubinage et leur demandait pourquoi elles ne choisissaient pas de se marier même pour avoir une couverture en cas de décès. Ce à quoi l’une d’entre elles répond : « “Je signe un contrat lorsque j’achète ou je vends quelque chose. Or je ne suis pas à vendre.” C’est un choix qui a de mauvaises répercussions sur la retraite ou en cas de décès.

Pour mieux illustrer la différence de rente de vieillesse, Marlèle Rast prend un exemple fictif de 3 femmes. Chacune ayant 40 ans et un salaire mensuel de 6000 francs. Deux d’entre eux sont en concubinage depuis 6 ans : Iris (activité à 100 %), Jessica (activité de 60 % ce qui vaut à un salaire de 3600 francs). La dernière, Christine, est mariée (activité à 60 %, soit 3600 francs) avec un plan de prévoyance qui prend en compte son taux d’activité réduit.

Toutes les 3 ont alors un revenu de 6000 francs, l’équivalent plein temps (ETP). Les rentes par contre, ne sont pas pareilles surtout pour le 2e pilier. La rente d’Iris sera de 1600 francs, celle de Jessica de 900 francs et celui de Christine sera de 1100 francs. D’après les calculs finals, la rente totale des trois femmes ne dépassera pas les 3000 francs avec l’AVS. Conclusion, le meilleur taux de replacement est obtenu par une personne qui ne travaille que partiellement (à 60 %). Pour rappelle 60 % des femmes travaillent mi-temps contre 10 % des hommes en Suisse.

Les caisses d’assurance rassurent

De leur côté, les caisses affirment leurs volontés d’assurer au mieux les concubins. En fonction des évolutions dans la société, la plupart des compagnies d’assurance sont tenues de respecter les règles minimales. On ne peut pas dire autant des indépendants qui sont nombreux en Suisse. Dans le canton de Vaud par exemple, la rente annuelle moyenne n’est que 19 000 francs, témoigne Maxime Morand. Ce dernier fait alors quelques recommandations.

Tout d’abord, augmenter l’AVS pour relever la TVA. Ensuite, rendre obligatoire le 2e pilier de la prévoyance pour toutes personnes disposant d’un revenu fiable, une assurance que la plupart des indépendants n’adhèrent pas (médecins, architectes, partons de PME…). Le 2e pilier n’est pas seulement un compte d’épargne pour assurer un capital, mais c’est aussi une composante d’assurance avec des avantages fiscaux. Enfin, souscrire à un 3e pilier et cotiser pour sa pension le plus tôt possible.

 

Si vous voulez en découvrir plus sur la prévoyance :

 

La rente AVS en Suisse

Demander la rente AVS

Une différence au niveau de l’AVS pour les personnes seules ?

Rente invalidité pour les enfants

L’éventualité d’une rente-pont au profit des chômeurs âgés

 



suscipit ultricies ante. justo Curabitur sit