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Renault va-t-il disparaitre ?

L’éventualité de la disparition de Renault, une triste réalité

En disposant de 15 % du capital, l’État figure parmi les actionnaires du groupe automobile français. Une entreprise qui risque de fermer ses portes, selon les appréciations de Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie.

Le site industriel de Renault à Flins « ne doit pas faire faillite », a soutenu le ministre de l’Économie Le Maire vendredi sur Europe 1. Toutefois, le promoteur automobile est tenu d’arborer un plan d’économies de deux milliards d’euros.

« Actuellement, nous sommes en attente de l’ensemble des recommandations du président Jean-Dominique Senard concernant son plan pour l’alliance (Renault-Nissan) et son plan pour Renault », a indiqué le ministre. D’après le Canard enchaîné, le constructeur automobile français projetterait la fermeture de quatre sites en France : Fils, Dieppe, Choisy-le-Roi ainsi que les Fonderies de Bretagne. Cela entre notamment dans le plan d’épargne de 2 milliards d’euros qui sera annoncé le 29 mai. D’après les informations d’une source proche du dossier, pour le cas de Flins, il n’est pas question d’une fermeture, mais plutôt de l’arrêt de la production. Dès lors, le site sera destiné à une activité différente.

Renault va-t-il disparaitre ?

Les crises de 2019 envenimées par la pandémie

L’usine de Flins dans les Yvelines compte dans les 2600 employés. L’industrie réunit les citadines Zoé (électrique) et la Micra du collaborateur japonais Nissan. « Ce qui nous semble crucial, c’est de déterminer quelle sera la stratégie de Renault sur le long terme. De quelle manière ils peuvent nous affirmer que demain, les voitures électriques seront exposées en France ? se demande Bruno Le Maire. “Comment peuvent-ils certifier que demain, la production mondiale des véhicules électriques pour Renault sera centralisée dans un premier temps en France ?”, a souligné le ministre.

Le groupe automobile français mise sur sa survie selon les évaluations de M. Le Maire au cours d’une interview au Figaro. En outre, il appuie qu’il n’a pas encore validé le prêt de cinq milliards d’euros pour permettre à Renault de faire face à la crise. Le ministre s’est d’ailleurs montré plus pessimiste sur Europe 1 en proclamant que “Renault fermera ses portes, il faut se montrer réaliste”.

L’établissement français traverse des moments difficiles avec la paralysie de ses fabriques et de son réseau commercial depuis la pandémie du coronavirus. Suite aux confinements validés en Europe, le marché du neuf a diminué en avril de 76,3 % sur le vieux continent. Par ailleurs, le groupe avait déjà des soucis financiers en 2019. La firme a enregistré sa première perte nette en dix ans.

 

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