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Le pari de la Chine sur les voitures autonomes


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La Chine veut dominer le marché de la voiture autonome

La Chine rêve de devenir le principal acteur de l’industrie des automobiles autonomes. Grâce à sa technologie de pointe et à cause de ses interminables embouteillages, elle est la candidate parfaite pour avancer dans la recherche des voitures autonomes.

Premier incident aux Etats-Unis

VTC Uber est une entreprise de technologie qui crée des applications mobiles mettant en réseau ses utilisateurs avec des conducteurs automobiles. Elle fut fondée en 2009 et à ce jour elle compte un effectif de 6700 employés(es). Mais en mars 2018 cette entreprise a dû faire face à un événement tragique, un accident mortel. Un de leur véhicule autonome (une Volvo XC90) percuta une femme dans la banlieue de Phoenix. La malheureuse, vélo à la main, traversait la chaussée en dehors des passages piétons prévus à cet effet et de plus l’endroit était mal éclairé. Âgée de 49 ans la blessée succomba à ses blessures à l’hôpital. Suite à cette catastrophe, l’État d’Arizona demanda à Uber de stopper toutes ses recherches. En effet, des inquiétudes grandissaient quant à la fiabilité du produit.

Pékin donne son feu vert pour les tests

Alors qu’aux États-Unis tout a été stoppé à la suite de cet événement. En Chine, au contraire, on fonçait! Le géant chinois d’internet « Baidu » avait le consentement de la municipalité de Pékin pour qu’il puisse tester leur voiture autonome dans les rues de la ville. Même autorisation pour le constructeur local “BAIC” et de la “startup Nio” tous deux engagés dans le domaine des voitures électriques et autonomes.

Et pour ne pas perdre de temps et dynamiser la croissance des véhicules intelligents, Pékin mit sur pied le projet « une feuille de route nationale » afin de stimuler cette nouvelle vague.

La Chine a un environnent plus grand et plus puissant que la Silicon Valley, de par ses géants en électroniques et grâce à l’appui des autorités chinoises. Et surtout qu’elle est avisée sur les problèmes qu’a pu avoir Uber, souligne Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center Automotive Research basé en Allemagne. Par ailleurs on voit l’entreprise “Toyota Motor Corporation”, basée au Japon dans la ville de Toyota, qui veut reprendre ses tests en Chine.

La 5G est un grand avantage de la Chine

Car contrairement aux pays d’Europe, où la 4G n’est toujours optimal. La Chine l’utilise jusqu’à ses limites depuis des années et elle s’attaque maintenant à la 5G, l’internet mobile ultra-rapide qui est essentielle aux voitures autonomes. Et vu la progression des entreprises télécoms chinoises Huawei et ZTE dans la 5G, l’Empire du Milieu a une marge énorme en comparaison de l’Europe. Car la Chine a pour objectif d’avoir sur tout son territoire la 5G opérationnelle d’ici 2025.

Selon Jeremy Carlson du cabinet IHS Markit “le marché chinois a un tel potentiel qu’il attire les investissements des constructeurs, qui en font leur atelier de recherches. Mais il ne s’agit pas de brûler les étapes et de faire des erreurs mais plutôt d’y prendre le temps pour faire les choses bien”.

Baidu est un chaînon essentiel

Baidu est une entreprise internet chinoise née en 2000. Sa fierté est son moteur de recherche, et en 2016, il était le 4e moteur le plus consulté sur Internet. C’est un chaînon essentiel de l’industrie des véhicules autonomes. En effet, il est spécialiste en intelligence artificielle qui est omniprésente dans ces voitures. De ce fait, les constructeurs de véhicules chinois JAC, BAIC et Chey travaillent avec lui pour le lancement de véhicules semi-autonomes prévus en 2020, et avec KING LONG pour un minibus automatisé sur le marché depuis cette année.

La voiture « CHERY » sera autonome dans ses choix de changer de voie, dépasser, éviter des obstacles, maintenir une distance sans aide humaine. “Mais pour des situations plus complexes l’humain reprendra le contrôle” souligne Xing Yuan responsable de la division “véhicules intelligents” chez Baidu.

L’entreprise internet chinoise, a constitué un fond de 1,3 milliard d’euro (1,6 milliard de francs) dédié uniquement à la conduite autonome. À l’instar elle gère aussi « la plateforme ouverte » Apollo où sont partagées leurs technologies avec des start-ups et constructeurs, afin de concurrencer l’américain Alphabet (maison-mère de Google) et sa filiale Waymo. Car Baidu a besoin de beaucoup de données afin de “nourrir l’ogre de l’intelligence artificielle” afin d’améliorer les algorithmes, et pour cela Apollo se couple au marché chinois.

Les lasers

En Chine, on a constaté que les acheteurs de véhicules sont plus jeunes, plus ouverts et mieux préparés aux supports technologiques. Un sondage de décembre 2017 disait, les chinois (83%) sont passionnés pour les futurs voitures autonomes. Alors que les américains ne le sont que 50% et les européens sont encore moins nombreux. Les entreprises chargées des équipements de voiture vont profiter de l’aubaine, comme le français Valeo, qui propose capteurs ultrasons, caméras, radars et un laser-scanner innovant. Des éléments primordiaux pour qu’une voiture intelligente soit capable d’analyser son environnement avec fiabilité et sûreté.

Et en réunissant tous ces capteurs et en les perfectionnant on serait proche des niveaux requis (niveau 4) pour des voitures autonomes, afin de soustraire toute aide humaine à la conduite en toute situation, explique François Marion, président de Valeo Chine.

Du chemin à parcourir

Avant d’atteindre le point culminant et sa commercialisation le chemin est encore long, jonché de difficultés. Volvo Cars a revu sa date de sortie pour des SUV autonomes, « Notre calendrier était trop optimiste. Nous avons réalisé que c’était bien plus compliqué qu’une interface conducteur-machine. Nous devenons plus méfiants, car les dangers demeurent », commente Hakan Samuelsson, patron du groupe.

Le ministre chinois de l’Industrie et l’entreprise Baidu ne sont pas d’accord. Le premier évoque un délai de huit à dix ans car les contraintes de sécurité sont énormes. Alors que le géant Badui lui envisage une durée de trois à cinq ans sur la mise en circulation de voitures 100% autonomes.

« Les défis existent. Mais nous n’investirions pas cet argent si nous n’y croyions pas », explique Trevor Worthington, vice-président de Ford, pour qui la solution pourrait venir de l’interconnexion des véhicules, capables de communiquer entre eux, donc d’échanger des données et avec des infrastructures intelligentes.


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