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Une franchise pour chaque maladie, le nouveau concept d’Assura


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Une franchise pour chaque maladie, le nouveau concept d’Assura

Assura voudrait une franchise pour chaque cas de maladie. Tel est le projet que l’assurance imagine afin de sensibiliser les patients sur le fait qu’ils aillent trop fréquemment et pour des maladies bénignes chez le généraliste. Car la constante augmentation des coûts de la santé met en alerte toutes les compagnies d’assurances ainsi ils essaient de trouver des solutions pour la contrôler dans un premier temps et par la suite de la stopper.

Le lancement de l’idée à la soirée annuelle de Assura

Récemment à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels, le directeur général d’Assura Ruedi Bodenmann, dévoilait son projet d’une formule de franchise au cas par cas pour remplacer celle à l’année. Dans les colonnes du journal « Le Nouvelliste » il se justifiait en disant qu’une telle franchise déchargerait les malades chroniques comme les cancéreux de payer la franchise chaque année. Par contre, les cas qui ne posent pas de complications et qui ne nécessitent pas de voir le médecin ou d’aller aux urgences, pour ceux-ci les frais seront à la charge du patient.

Ce qui veut dire, que pour chaque franchise il y aurait une maladie ou un cas attribué. Donc lorsqu’un patient aura une maladie bénigne ou une douleur légère et qu’il ira chez son généraliste, il lui sera facturé l’intégralité de la visite. De plus il ne pourra pas cumuler les coûts avec ses futurs « visites », tous les petits maux seront à sa charge. En revanche, l’assurance de base prendra à sa charge les montants qui dépasseront la franchise fixée en cas de maladies graves.

Impliquer les malades à changer leur comportement

L’objectif est de donner de nouvelles habitudes aux patients afin de voir leur généraliste seulement si l’estimation des factures dépassent leur franchise. Et bien entendu le compteur reviendra à zéro pour chaque nouvelle maladie, a ajouté M.Bodenmann sur les ondes de la radiotélévision suisse. N’oublions pas que le projet d’Assura ne donne, pour l’instant, aucune information concernant le montant d’une franchise pour une personne qui serait atteinte d’un cancer ou d’un patient ayant une maladie du cœur. Et on peut se demander s’il y aura des différences de prix entre les hommes et les femmes, ou bien même entre la différence d’âge. Mais par contre il donne la possibilité aux malades chroniques de ne payer la franchise qu’une seule fois dans leur vie.

Ce n’est pas nouveau qu’une assurance envisage un changement dans les franchises

Pour faire baisser les primes, Philomena Colatrella cheffe de la CSS avait déjà émis une envie d’augmenter la franchise la plus haute de 2’500 à 5’000 voire même 10’000 francs. Cette idée lancée au mois d’avril ne séduit pas Ruedi Bodenmann. Pour lui la majorité de la population n’ont pas les moyens de payer le montant de 10’000 francs en cas de maladie. De plus le malade qui ne vas pas bien et qui ne peut pas s’acquitter de cette somme, il sera dans un état d’anxiété qui aura un côté néfaste sur sa guérison.

Le Conseil fédéral avait aussi fait une proposition fin-mars. Alain Berset voulait que toutes les franchises augmentent de 50 francs chez les adultes et ce dès que le montant dépasse les 3’900 francs (ce qui correspond à 13x la franchise ordinaire.) À savoir que pour les enfants rien ne changerait.

Du côté des parties politiques, on n’est guère emballé

Raymond Clottu (Indépendant/NE) les familles de la classe moyenne n’ont pas les économies suffisantes, voire pas du tout, pour des franchises aussi élevées. Et ce n’est pas de cette façon que les coûts de la santé vont baissés. Pour le PLR valaisan Philippe Nantermod, il envisagerait « un compte épargne santé » où les gains réalisés grâce à une franchise élevée seraient placées sur un compte, soit un montant de 1’600 francs/année. Et avec cette somme comme garantie il pourrait ensuite bénéficier de franchises plus hautes.

Les projets des coûts de la santé n’en sont qu’à leur début car un changement est devenu plus que nécessaire. Reste à savoir si cette modification sera réellement bénéfiques pour la population.


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