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Disparité des aides aux primes d’assurance maladie à travers les cantons

Disparité des aides aux primes d’assurance maladie à travers les cantons

Outre les différences observées en matière fiscale, la situation des assurés en termes de paiement des primes n’est également pas la même en fonction du canton de résidence.

C’est notamment au niveau des aides octroyées par les autorités cantonales au profit de certains assurés rentrant dans la catégorie des personnes en difficulté et plus précisément de condition économique modeste que les principaux écarts sont constatés. Cela s’explique tout d’abord par les dissemblances dans la conception même de cette qualification de « personne à condition économique modeste ».

En d’autres termes, certaines personnes qui rentrent dans cette catégorie dans un canton déterminé peuvent ne pas avoir droit aux mesures spéciales tendant à prendre en compte de la précarité de sa situation dans un autre canton de la Suisse eu égard toujours à l’acquittement desdites primes d’assurance maladie. Ensuite, malgré une reconnaissance de leur situation par les autorités cantonales, certains peuvent jouir de faibles réductions par rapport à leurs voisins qui se trouvent dans une localité où la proportion et le montant des aides sont plus importants. Ainsi, la condition des assurés dans le canton de Bâle-Ville diffère fondamentalement de celle qui prévaut à Berne. En effet, si dans le premier, les traitements et dispositions destinés à faciliter et à alléger les charges supportées par les assurés sont les meilleurs, ils ne correspondent qu’à une moindre prise en charge au niveau du second. Avec un montant d’aide atteignant 5779 francs par ménage, c’est donc à juste titre que l’on reconnait actuellement une situation très intéressante des assurés les moins aisés à Bâle-Ville.

Cela se ressent d’autant plus lorsqu’on procède à une comparaison avec la précarité de la situation qui prévaut telle que nous l’avons évoqué à Berne où l’assistance atteint à peine les 2000 francs par ménage avec plus précisément une moyenne de 1950 francs. Ces deux exemples extrêmes illustrent les différences pouvant être relevées à travers tout le territoire de la confédération si l’on ne parle que des allocations relatives aux primes d’assurance maladie.

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Par ailleurs, la disparité est de même démontrée par l’existence de 26 systèmes y affairant, sachant que chacun des cantons opte pour les mesures et dispositions qui leur conviennent de façon respective. En outre, une autre appréciation de cette diversité consiste à poser le constat que l’ampleur des aides se caractérise comme allant du simple au triple selon le rôle tenu par le canton. Toutefois, il reste important de souligner qu’au moins un canton sur deux accorde ces réductions spéciales de primes et précisément, 13 cantons sur 26 appliquent des réductions qui dépassent 60 % de la cotisation moyenne par assuré d’après les chiffres de l’année 2018. En fait, c’est 2,2 millions de personnes qui bénéficient de ces aides cantonales à travers toute la Suisse ce qui équivaut à 26 % de la population d’après l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cela correspond à une contribution de la confédération et des cantons s’élevant à 4,7 milliards de francs.

Au grand soulagement des citoyens qui rencontrent le plus de difficultés, mais qui se trouvent dans des cantons où les conditions restent précaires, la révision de la loi sur l’assurance maladie qui commande d’élever jusqu’à 80 % la réduction des primes devrait changer la donne dans bon nombre de cantons à l’exemple de Lucerne où le soutien à ladite assurance a été pointé du doigt comme étant inacceptable.



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