Suppressions de postes : plus de 6’000 en suisse à ce jour et ce n’est que le début

Selon les dernières statistiques délivrées par l’agence d’informations financières AWP, la Suisse aurait enregistré plus de 6000 suppressions de postes depuis Mars, en raison de la pandémie causée par le coronavirus. Comme on pouvait s’en douter, les secteurs les plus bafoués par le coronavirus ne sont autres que le transport aérien, le tourisme et l’hôtellerie. Fort heureusement, les assurances complémentaires chômage permettent aux salariés victimes de licensiement de survivre à cette situation sans précédent.

Un bilan désastreux 

Comme c’est le cas pour la plupart des pays du monde, la pandémie du coronavirus a eu un impact monstrueux sur l’économie suisse. Tandis que certaines sociétés ont dû avoir recours au chômage partiel, d’autres ont été obligés de licencier une grande partie de leurs salariés. Aujourd’hui, plus de 6000 postes d’emploi ont été supprimés, et cela ne fera peut-être qu’augmenter. En effet, ces statistiques réalisées par l’agence d’informations financières AWP ne reflètent qu’une partie de la grande réalité. L’agence n’a recensé que les suppressions d’emplois qui ont été annoncées officiellement par les entreprises, ne comptant donc pas les licenciements qui n’ont pas été communiqués. Sans oublier que les nombres annoncés ne correspondent pas toujours aux effectifs réels sur le terrain lorsqu’une enquête est réalisée de près.

Le secrétariat de l’État à l’économie ou Seco a dénombré entre mars et aout de cette année, 250 entreprises qui ont déclaré auprès des offices cantonaux du travail les licenciements collectifs auxquels elles ont procédé. 10 000 salariés ont été licenciés selon ce recensement. Des chiffres qui n’ont pas beaucoup évolué durant cette période selon le conseiller fédéral Guy Parmelin. Fort heureusement, le Seco ne dispose d’aucune indication sur une possible augmentation soudaine des licenciements à venir. Toutes les entreprises sont tenues d’informer les offices cantonaux sur leurs suppressions d’emploi. 

Mise à part les secteurs aériens, touristiques et de l’hôtellerie, le secteur de l’industrie a aussi été bafoué par le coronavirus de manière conséquente. L’industrie des machines, de l’équipement électrique et des métaux ou MEM a enregistré 3200 emplois supprimés entre le mois d’avril et le mois de juin. 

Plusieurs grandes entreprises sabrent des postes à grande échelle

Certaines entreprises ont déclaré leurs intentions de devoir réduire drastiquement leurs coûts, sans pour autant préciser exactement à quel point. On peut citer par exemple dans le secteur aérien, qui a été fortement touché par les interdictions de vols tant au niveau local qu’internationale, la suppression de 500 postes par SR Technics, la référence en maintenance aéronautique, dont le cas a fait la une des journaux. Parmi les 500 emplois supprimés, 400 concernaient les salariés de l’aéroport de Zurich. D’ailleurs, le groupe n’a pas confirmé ces chiffres et a déclaré avoir fait tout son possible pour préserver les emplois. 

Autre cas dans le secteur aérien, la référence en restauration de bord qui dispose de 2000 salariés et quelques sur la Suisse. Le groupe se trouve probablement dans l’obligation de supprimer près de 350 postes de son unité Gate Gourmet. Mais toujours rien d’officiel sur le sujet à ce jour.

Plusieurs groupes étrangers se trouvent eux aussi dans la même situation, toujours sans la moindre précision concernant les nombres exacts de licenciements et les sites touchés. Le fabricant allemand de poids lourds MAN et de turbines présent à Zurich a annoncé la semaine dernière qu’il a dû licencier à peu près 9500 de ses salariés à travers le monde, soit 25 % de son effectif mondial total.

Dans le cas de Crédit suisse, le problème présente une toute autre dimension. L’institut financier détient aujourd’hui le record en termes de suppression d’emplois sur le sol helvétique. Les raisons ne sont pas uniquement liées au coronavirus. Le second sur le marché bancaire suisse avait déjà annoncé une restructuration internet ainsi que la fusion de ses activités avec l’une de ses filiales, Neue Aargauer Bank, une mesure qui va faire disparaitre près de 500 emplois déjà.  

 

Si vous voulez en savoir plus sur le chômage et licensiement : 



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