Shell va supprimer de 7’000 à 9’000 emplois

Tout comme les entreprises dans le domaine pétrolier dans les pays du monde, Shell prend des mesures drastiques pour faire face aux répercussions de la pandémie de coronavirus. Le géant pétrolier anglo-néerlandais annonce une vaste restructuration en supprimant des emplois afin de faire des économies. Une grande majorité des employés de la société devront avoir recours à leur assurance chômage complémentaire pour amortir les dégâts sur leurs revenus.

Une baisse de la demande en or noir le monde

La pandémie a sans aucun doute, réduit le nombre de la demande à l’international. Dans un entretien publié sur le site officiel de Shell, Ben van Beurden, le directeur général pense que face au choc de la pandémie le groupe a agi « rapidement » pour couper ses coûts. En effet, en éliminant le versement de son dividende, Shell a pu amortir le choc. Mais la compagnie se doit de rester « compétitif » et a besoin de devenir plus « agile » et resserrée, ajoute-t-il.

Environ 1500 personnes ont déjà quitté leur poste au sein du groupe volontairement. Le nombre exact des personnes à licencier n’est pas encore définitif, mais aura lieu jusqu’en 2022. Ce licenciement pourrait impliquer des stations, des produits, des services ou activités un peu partout dans le monde. Cette réorganisation va faire gagner entre 2 milliards à 2,5 milliards de dollars (1,8 à 2,3 CHF) par an à Shell. Ce dernier prévoit aussi de faire une dépréciation allant de 1 milliard à 1,5 milliard de dollars après impôts dans ses comptes pour le troisième trimestre.

 

Le prix du pétrole s’effondre

Depuis l’apparition du covid-19 et le début du confinement dans le monde, le cours du pétrole s’est effondré à l’international. Plus précisément entre mars et avril, on avait constaté un territoire négatif pour la première fois. Depuis, le prix de l’or noir est remonté jusqu’à 40 dollars le baril.

Enfin, Shell estime tout comme BP que la demande d’or noir pourrait déjà avoir atteint le pic. Elle ne risque pas dans ce cas de retrouver ses niveaux d’avant la pandémie de coronavirus dans le monde. Shell explique dans un communiqué que près de 80 % de ses ventes de gaz naturel liquéfié en 2020 ont été liées aux prix du pétrole.

Shell renforce son engagement à préserver l’environnement.

Margé cette restructuration et les pertes de l’entreprise, Shell continue de renforcer son engagement à l’environnement. Cette mesure a été aussi prise pour atteindre la transition énergétique. Pour 2050, Shell s’est donné l’objectif d’atteindre la neutralité de carbone. Aussi, depuis le début de l’année 2020, Shell pensait à offrir la possibilité de compenser l’émission de CO2. C’est le 7 octobre dernier que ce programme a été lancé officiellement.

L’objectif est d’avoir une conduite climatiquement neutre. Julian Weber, chef des stations-service Shell en Suisse explique que même si les immatriculations de voitures électriques augmentent, il y a encore un bon nombre d’automobilistes qui vont continuer à faire le plein avec les carburants classiques pendant un certain temps.

Chaque conducteur pourra compenser sa propre émission de CO2. Le prix est inclus dans les carburants et la contribution volontaire pour le CO2 est de 1 cm par litre. Jusqu’au 25 octobre, la compensation est gratuite pour les clients en Suisse. Par ailleurs, Shell va soutenir un projet de renaturalisation dans le pays. La marque s’engage à protéger la nature et aussi le climat.

 

En savoir plus sur les licenciements en Suisse :

 

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