La SSR supprime 250 postes de travail

À cause de la pandémie qui impacte grandement tous les secteurs, la radiotélévision suisse SSR se retrouve dans l’obligation de supprimer pas moins de 250 postes de travail. Les salariés victimes de ce chamboulement devront faire appel à leur assurance chômage complémentaire pour surmonter leur manque de revenu en cette période difficile.

La SSR se trouve dos au mur

C’est dans l’obligation d’économiser 50 millions de francs que la radiotélévision suisse SSR devra supprimer 250 postes d’ici 2024. La raison principale de ce désastre financier au sein de l’entreprise s’avère être la baisse énorme au niveau des publicités. Le nouveau plan économique de l’entreprise consiste à économiser pas moins de 50 millions de francs avec la suppression des 250 postes à temps plein sur les 5500 en service actuellement.

Le directeur de la SSR a précisé que la Suisse alémanique semble la plus touchée par la crise. À savoir que près de 70 % du chiffre d’affaires est généré par le marché alémanique, 4 % par la Suisse italienne et 26 % environ par la Suisse romande. L’entreprise reste solidaire dans la difficulté et la répartition financières malgré la différence constatée entre les marchés.

À titre de rappel, l’association SSR est une chaîne qui exploite l’entreprise média indépendante sur la Suisse. Producteur et diffuseur d’offres audiovisuelles dans tout le pays, elle emploie environ 6700 personnes. Son siège se situe à Berne et structure globale se scinde en 5 unités correspondant chacune à une chaine.

Toutefois, le conseil fédéral a relevé le plafond de redevance de SSR qui s’élève justement à 50 millions de francs pour l’année 2021. Une somme énorme selon Gilles Marchand, qui compense une coupe du même montant. Mais la redevance est certes actuellement stable, mais ne règle aucunement les soucis commerciaux.

L’entreprise a souffert d’une perte de 65 millions CHF cette année par rapport à l’année dernière. La déstructuration de l’organisation doit s’effectuer à travers des départs naturels. Toutefois, le licenciement en masse reste inévitable pour SSR, qui devra se séparer d’un grand nombre d’employés. Afin d’amortir le choc, l’entreprise proposera tout de même, en plus de son plan social en place, quelques mesures exceptionnelles d’accompagnement. Il s’agit plus précisément d’aide au niveau de la reconversion professionnelle et de retraite anticipée.

En addition à tout cela, la tendance que la population adopte actuellement en se tournant un peu plus vers les médias numériques impacte grandement la SSR. La société a dû réagir vite en adoptant sa transformation. Elle a d’ailleurs annoncé le lancement d’une plateforme de streaming à l’échelle nationale. Le projet s’intitule Play Suisse et le produit sera normalement fonctionnel en ce mois de novembre.

Le syndicat et les journalistes se plaignent

 

Face à cette situation délicate, l’association des journalistes impressum demande à ce que l’on maintienne les postes de journalistes, que l’on effectue une consultation globale, et que l’on puisse négocier sur le plan social. De son côté, la SSR a évoqué la crise engendrée par le Covid-19 comme justificatif de ces licenciements, ce qui sème la polémique dans la mesure où c’est justement au cours de cette crise que les médias de service public ont été les plus sollicités. L’association de référence impressum n’a d’ailleurs, pas encore été consultée par la société SSR. Cette dernière s’attend à participer activement à la négociation du plan social.

Par ailleurs, le syndicat suisse des mass médias ou SSM, a aussi dénoncé SSR pour ce manque de consultation à leur niveau. Ces derniers sont très inquiets par rapport aux impacts qu’auront ces pertes d’emplois sur le marché de presse qui semble déjà restreint.

Le syndicat a aussi exprimé ses craintes par rapport aux employés qui seront épargnés par le licenciement de masse. Ces derniers seront dans l’obligation de produire plus avec moins de moyens ce qui pourrait avoir une répercussion conséquente sur le moral et la qualité de travail.

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