banque 300 postes de moins

Julius Bär; suppression de 300 postes de travail

Julius Bär; suppression de 300 postes de travail

Encore une centaine de postes supprimés dans la perspective d’une réduction de ses coûts

Les dirigeants de Julius Bär ont choisi de se séparer de pas moins de 300 salariés pour corriger les manques à gagner dans le bénéfice de la banque en 2019.

Après le constat d’une diminution équivalent à plus d’un tiers de son rendement pour l’année passée, la banque zurichoise devait encore sérieusement revoir sa politique d’action.

En termes de chiffres, c’est environ 200 millions de francs qui doivent être récupérés sur une période de trois ans. Rappelons que 140 postes ont auparavant déjà été sacrifiés pour corriger les pertes en bénéfice correspondant à 100 millions de francs l’année précédente. Les dépenses supplémentaires occasionnées par la filiale Kairos n’auront rien fait pour améliorer les choses.

Rickenbacher qui a pris les commandes de Julius Bär à la suite de Bernhard Hodler, en fonction uniquement sur une période inférieure à deux ans après Boris Collardi, n’avait jusque là apporté aucun changement majeur à la politique défendue par ce dernier. En effet, cette banque zurichoise a depuis son temps mis en avant une vision valorisant en toute circonstance la croissance même si l’ex-patron a quitté le groupe en 2017 pour se mettre au service de la banque Pictet, qu’il intègre officiellement à partir de juin 2018.

Julius Bär; suppression de 300 postes de travail

Ainsi, Philipp Rickenbacher aura finalement fait ce que la Banque cantonale de Zurich (ZKB) attendait de lui par rapport à la gestion de Julius Bär si elle lui reprochait notamment d’avoir décidé de sa propre initiative de racheter des actions au lieu d’augmenter le dividende que le conseil d’administration entend maintenir à 1,50 franc par action. Effectivement, dans la perspective d’une nouvelle orientation en termes de stratégie, c’est la rentabilité sur le long terme qui doit prendre la place à la nécessité de se développer quoiqu’il en coûte telle qu’elle a été jusqu’à présent le cas. D’ailleurs, il faut souligner que ce nouveau départ du groupe n’est pas une simple alternative envisagée par la banque, il a été clairement confirmé par les propos du directeur général lorsqu’il a récemment affirmé dans le cadre du communiqué portant sur le sujet : « Nous allons passer d’une stratégie de collecte d’actifs à une stratégie de croissance durable des bénéfices ».

Cela signifie d’une manière concrète que certaines mesures pouvant être considérées comme radicales et à l’opposé de ce qu’on a pu connaître auparavant seront prises. Certainement, cette suppression des postes qui concerne à titre d’information tous les secteurs ne constitue ainsi qu’un début dans l’atteinte de l’objectif fixé jusqu’à l’année 2022.

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